Histoire du site
Production de farine 1810
Résistance 2 eme guerre mondiale
La production de farine en 1810
Le document daté de 1810 ci-dessous nous révèle que la production de farine à l’époque était en moyenne de quatre quintaux de farine de blé et d’orge par jour. Aujourd’hui, plus de 210 ans plus tard le moulin ne produit plus de farine, mais l’orge reste une denrée indispensable au succès des opérations sur le site.
Résistance 2eme guerre mondiale
En 1944, la Gestapo et la milice occupaient le château de Miserai et utilisaient le domaine comme base pour rechercher des armes parachutées sur la zone « Garde », zone homologuée par le Bureau des Opérations Aériennes (BOA). Le BOA avait été créé par le général de Gaulle pour rationaliser les liaisons entre la résistance intérieure et la France libre et livrer des armes et des munitions. Le 5 Juin, la milice et la Gestapo cherchant ces armes organisent une perquisition à Miserai. Ne trouvant rien à proximité du château, ils décident d’élargir leurs investigations et, à la pointe du fusil, forcent Mr Judicaël Levesque alors propriétaire du domaine, à les conduire d’abord au moulin et ensuite à la Poussinière, une maison de gardien abandonnée.
Mr Levesque savait que son fils Jérôme qui dirigeait la résistance du maquis de l’Home Chamondot avait caché les armes dans le grenier de la Poussinière et aux abords du moulin, il savait également qu’il serait immédiatement abattu si les Allemands les découvraient. Heureusement, poussé par un pressentiment, Jérôme avait retiré les armes et les munitions du grenier une demi-heure plus tôt pour les cacher dans les bois. À la surprise et au grand soulagement de Mr Levesque, les armes n’ont pas été retrouvées. Cependant, 48 ans plus tard, en 1992, à l’occasion de la vidange et du nettoyage de l’étang de Brotz, plusieurs caisses de grenades ont été découvertes dans la boue et désamorcées par le service de déminage.

Monique Level, rescapée du massacre de L’Hôme Chamondot
9 août 1944. La tragédie de L’Hôme-Chamondot
Les Alliés approchent et la prison des Ducs d’Alençon doit être évacuée. Les Allemands embarquent sans ménagement les résistants incarcérés, destination Alençon, la prison des Ducs. Sous l’Occupation, la vieille bâtisse est devenue une prison où les Allemands ont interné de nombreux patriotes. Au matin du 9 août, règne une agitation inaccoutumée : cris gutturaux, bruits de bottes et claquements de serrures. Les Alliés approchent et certains prisonniers ne doivent pas tomber entre leurs mains.
Comme d’autres, Monique, une jeune Calvadosienne arrêtée peu avant au cours d’une mission de reconnaissance, est extraite de sa cellule et conduite dans la cour. Là, un groupe d’hommes enchaînés attend la tête basse. Tous sont bientôt poussés sans ménagement dans une ambulance de la Croix-Rouge et partent vers l’inconnu, sous la surveillance d’un milicien assis à leurs côtés. Derrière eux, la trop fameuse traction avant noire de la Gestapo. Alençon, Mortagne, Tourouvre….Dans le camion, Monique observe ses compagnons d’infortune : « Leurs interrogatoires avaient dû être très pénibles et leurs figures tuméfiées témoignaient de la brutalité des policiers nazis. Un seul se taisait. Les autres, profitant du bruit de notre véhicule brinquebalant, commencèrent à parler et leurs propos étaient plutôt découragés. Tous mariés, ils avaient laissé chez eux des familles inquiètes, sans argent, sans secours. » Destin scellé!
Ces hommes sont tous des membres importants de la Résistance : Fernand Chasseguet, contrôleur des PTT, responsable des FFI pour le secteur d’Alençon ; François Bouilhac, directeur de fonderie, qui lui avait succédé après son arrestation ; Albert Frémiot, entrepreneur, membre du Bureau des opérations aériennes de la région de Sées ; Jean Mazeline, maquisard de la forêt d’Écouves et frère du chef départemental des FFI ; Jean Moreau, FTP, membre de l’état-major régional des FFI. Peu après Tourouvre, l’ambulance quitte la route nationale et emprunte une voie sinueuse, avant de s’arrêter dans le parc du château de Brotz, à L’Hôme-Chamondot. La Gestapo d’Alençon s’est repliée là avec ses auxiliaires français de la sinistre « bande à Jardin ».
En hurlant, les miliciens font descendre les prisonniers et les font asseoir dans un pré. Ils ne tarderont pas à être fixés sur leur sort. Quelques instants plus tard, un ordre sec scelle leur destin. Ils sont emmenés vers un taillis, une fosse fraîchement ouverte les attend. Épargnée au dernier moment, Monique, enfermée dans une pièce du château, entend les cinq détonations fatales. Elle est sauve, mais pour elle, ce sera la déportation à Ravensbrück.
Miserai était la demeure du sculpteur Frédéric Levesque (1960 – 2010) où il a passé la majeure partie de sa vie. Vous pouvez visiter sa galerie dans la grange du château pour découvrir, admirer et apprécier son génie créatif.
M. Steve Pseno, directeur créatif de Design Toscano à Chicago, a déclaré : « Il a été le premier artiste avec lequel Design Toscano s’est associé pour créer des statues uniques. Ses gargouilles « Winston » et « Feast on Fools » ont contribuées à attirer l’attention sur Toscano, ce qui lui a valu un article dans Time Magazine.
Connu pour ses sculptures imaginatives de contes de fées gothiques, Frédéric a exposé pour la première fois au Grand Palais en 1987. Diplômé de la très réputée école des Beaux-Arts de Paris, dont les diplômés estimés incluent Degas, Delacroix, Fragonard, Ingres, Monet, Moreau, Renoir, Seurat et Sisley, Levesque est devenu célèbre dans le monde entier pour son travail d’illustrateur et de sculpteur d’avant-garde.
L’oeuvre de Frédéric témoigne de son amour pour sa région natale du Perche, mais il intègre également des thèmes internationaux, rendant son travail universel. Il s’inspire de thèmes de toute l’histoire de l’art, du Moyen-Âge et des contes de fées du XVIIIe siècle aux parodies de films français. Il crée également des parodies de diverses oeuvres cinématographiques, notamment Le voyage dans la Lune (1902) de Georges Méliès et Nosferatu (1922) de W. Murnau. Frédéric a créé plus de 200 sculptures vraiment uniques, un sous-marin englouti par un calmar géant, un véritable dragon cracheur de fumée appelé Bessemer, un alligator déjeunant sur son gardien ! Ses créations sont réalisées dans un style qui lui est propre : des proportions exagérées et une robustesse comique. « Il était vraiment unique en son genre. »
Et puis viennent les Gargouilles, un peu de bave de crapaud, de poudre de salamandre, une once de plâtre et vous obtenez les gargouilles de Frédéric Levesque. Monstres, mi-diable, mi-bête, ces chimères sont travaillées dans les moindres détails avec une patience incroyable pour caractériser des rêves complexes, elles attisent notre imagination et nous rappellent nos légendes.
L’approche décontractée de Frédéric face aux problèmes du quotidien ainsi que sa fascination pour les légendes locales nous a inspiré dans la création de la gamme des bières « Coule Douce ».
Une sélection de ses sculpture est exposée dans la taproom.










































